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Mardi 24 novembre 2015 | 21h46

Les usages numériques dans les territoires

Voici une étude sur les usages numériques liés aux services à destination des citoyens et des entreprises.

Cette étude, menée sur un échantillon représentatif par la practice Territoires & Numérique du cabinet Beijaflore , a permis de récolter 138 réponses issues de 85 collectivités.

Les principaux objectifs de l’étude sont l’évaluation de la maturité des usages numériques actuels, mais également leur potentiel de développement ainsi que la tendance d’émergence ou de croissance des services.

Pourquoi un baromètre des usages numériques ?

Suite à l’apparition de ce que l’on peut qualifier de "révolution numérique", les citoyens ont assisté à l’amélioration des usages existants ainsi qu’à l’émergence de nouveaux usages qu’ils se sont rapidement appropriés. En tant qu’acteurs publics de cette révolution, les collectivités territoriales ont su se moderniser en innovant et en améliorant les infrastructures et les services numériques qu’elles proposaient jusqu’alors.

Les acteurs français, publics comme privés, pourront bénéficier grâce à cette étude de données précises relatives aux usages du numérique par les collectivités qui s’accordent à dire que si elles consacrent beaucoup d’importance au numérique, la moitié des personnes sondées considèrent que le potentiel de celui-ci n’est pas ou peu exploité.

Des enjeux communs malgré des usages divergents

7 thèmes ont été identifiés qui constituent les principaux métiers des collectivités et concentrent leurs principaux investissements: citoyenneté et démocratie locale, culture, tourisme & sports et loisirs, développement économique, éducation, énergie et territoire durable, solidarité et santé, transport et mobilité.

La répartition du numérique et son utilisation sont différentes selon chacun de ces thèmes. Les secteurs de l’éducation et des transports ont été les premiers à bénéficier du numérique en raison de la rapidité et de la facilité d’intégration de ce dernier (vidéoprojecteurs dans les établissements scolaires par exemple).

Indice de maturité

Grâce au nombre élevé de réponses obtenues, les usages ont pu être ici évalués selon un indice de maturité, selon leur stade de déploiement, ce qui a également permis de positionner plus généralement les thèmes entre eux, en fonction du degré moyen de déploiement de leurs usages respectifs.

On constate par exemple que le secteur de l’éducation a l’indice de maturité le plus élevé : 53. Cela s’explique notamment par la forte présence d’équipements numériques dans les établissements scolaires. A l’inverse, et paradoxalement, le domaine du développement durable a le plus faible indice de maturité, 26. En effet, bien que pour l’intégralité des sondés l’apparition de la Smart Grid soit prioritaire, ce réseau de distribution d’électricité soulève le problème du coût de développement des infrastructures, un frein majeur pour le moment.

Le potentiel de développement des usages

L’étude présente également des informations précises sur les usages émergents, avancés, dormants et matures des secteurs évoqués précédemment. Ces usages sont présentés suivant leur indice de maturité et leur potentiel de développement. Nous constatons par exemple que les démarches d’inscription en ligne sont des usages déjà déployés et font partie des usages avancés ; cela signifie que, selon les sondés, ces usages vont continuer à se développer. Le vote électronique est catégorisé comme faisant partie des usages dormants, le déploiement de cet usage n’est en effet pas envisagé ou considéré comme non prioritaire à date. Les services de calculs d’itinéraires multimodaux sont quant à eux émergents : ils ont un potentiel de développement important, n’étant pas encore bien déployés en moyenne.

Facilitateurs d’usages transverses

L’enquête révèle également les trois niveaux de facilitateurs à l’émergence ou à l’accès aux usages numériques déjà employés par les collectivités : les infrastructures - le très haut débit par exemple; les démarches de numérisation des données et de dématérialisation des processus - 
comme l’Open Data; les consolidations des systèmes d’information. 
La difficulté actuelle pour calculer les retombées de la mise en place de ces facilitateurs est également explicitée : on l’attribue principalement au décalage temporel entre la mise en place de ces facilitateurs et leur appropriation réelle, qui entraînera des nouveaux usages. Ce décalage est estimé à environ 3 à 5 ans, avant une appropriation massive des usages. 


Les facilitateurs sont présentés selon différents degrés, on relève alors ceux qui sont déjà très répandus, déjà déployés (comme le très haut débit), en déploiement, en réflexion ou ceux qui ne sont même pas envisagés (la consolidation des systèmes d’information n’est pas encore envisagée pour 25 à 40% des sondés).

Aux questions sur l’Open Data, un tiers des sondés affirme avoir déjà déployé une démarche d’ouverture des données, le deuxième tiers est en phase de réflexion. C’est donc un facilitateur d’usages qui tend à être de plus en plus exploité s’il est bien structuré, ce qui n’est pas encore véritablement le cas.

Le management intelligent des territoires

Pour Beijaflore, il est primordial de mettre en place, à terme, des outils comme la Plateforme Numérique des Usages Territoriaux, afin d’assurer un management intelligent des territoires. Grâce à cette méta-plateforme, la performance, la sécurité et les coûts sont contrôlés. Les collectivités interrogées ne sont cependant que 7% à avoir déployé une PNUT néanmoins porteuse de nombreux avantages.

Le concept de ville intelligente s’étend à l’international où des projets de mise en place de Smart City naissent aux quatre coins du monde.

Cette étude met en valeur les bénéfices apportés par le numérique sans en occulter les inconvénients qui subsistent actuellement, majoritairement les budgets, la protection des données, la législation et le souci de sensibilisation.
La vision globale de la situation de l’usage du numérique dans les collectivités se trouve donc enrichie et l’ouverture vers les concepts de facilitateurs d’usage incluant notamment les notions d’Open Data et de Smart City est un excellent support de réflexion.

Pour toute information et pour se procurer l’étude complète, c'est ici...
collectivites@beijaflore.com
www.beijaflore.com



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